René Girard : le miroir et le masque

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par Christine Orsini

Chers amis et abonnés du blogue, nous pensons tous à ce triste anniversaire de la mort de René Girard,  il y a juste 4 ans.

Parmi les hommages qui lui furent rendus, cet article publié le 5 Novembre 2015 nous a semblé mériter votre attention. Il est signé du jeune et talentueux rédacteur en chef du journal en ligne iPhilo, Alexis Feertchak.

En hommage à René Girard,  nous sommes heureux de vous donner en ce jour l’occasion de le relire ou de le découvrir : c’est un très beau texte.

Inspirant, vous avez dit inspirant…

par Jean-Marc Bourdin

Il est désormais de bon ton de repérer les signaux faibles, ces signes du temps qui doivent nous permettre de comprendre quelque chose à une époque de changements. Une liste de ceux permettant de soupçonner une radicalisation islamique vient ainsi d’être dressée. Personnellement, je vous propose une autre quête, celle qui nous aiderait à mesurer les progrès dans la compréhension des mécanismes du désir dans nos sociétés. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’entends de plus en plus souvent le terme « inspirant ». Ce n’est encore qu’une petite musique, mais elle me semble de plus en plus jouée. Une fois que nous sommes en alerte, elle devient plus présente. Il est clair que son sens ne relève pas ici du lexique médical, mais bien de celui de l’art ou encore de celui du management.

Ainsi Cadremploi a fait connaître en 2017 une étude d’un cabinet américain, Bain & Company, sur le leadership, étude qui s’appuie nous dit-on sur 10 000 témoignages. Sa conclusion : « encadrer c’est bien, inspirer son équipe c’est mieux ». L’antienne est depuis régulièrement reprise dans les colloques et séminaires infligés aux cadres dirigeants. 33 qualités feront de vous un leader pleinement inspirant, mais quatre suffisent pour que vous soyez reconnu comme tel.

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Propriétés des triangles semblables

par Jean-Louis Salasc

Un peu de mathématiques ne fait jamais de mal : c’était l’avis de Platon, Descartes, Leibniz et quelques autres. Et si de plus la pensée girardienne se nichait au cœur de triangles semblables

J’apprécie beaucoup la clarté de Pascal Ide, dans ses ouvrages comme dans ses conférences. Fin 2018, il publie un nouvel essai : « Le Triangle maléfique ». Il y approfondit les mécanismes relationnels décrits par le psychologue Stephen Karpman, à la fin des années 60.  Ce dernier les résumait sous la forme d’un triangle reliant Victime, Bourreau et Sauveur. Ce paradigme a fait l’objet depuis d’une abondante littérature. Le livre de Pascal Ide la pulvérise. D’abord par sa rigueur à définir les différentes notions. Ensuite et surtout parce qu’il révèle la charge morale sous-jacente (charge  « éthique » pour les âmes sensibles) : il est bien question de subir ou commettre le mal, soit comme privation d’un bien (Saint-Augustin), soit comme violence aliénant notre liberté. Ni Karpman, ni l’imposante légion des comportementalistes ne sont jamais allés sur ce terrain. Pascal Ide est prêtre, médecin, docteur en philosophie et en théologie. A bon droit, il (re)baptise le triangle de Karpman : « Triangle maléfique ».

Bien sûr, il ne s’agit pas des situations où la victime est bien réelle ; où le sauveur cherche à rendre service sans s’imposer ; où le bourreau n’en est pas un, mais exerce le rôle légitime de régulateur (comme des parents indiquant les limites à leurs enfants). Il s’agit des jeux relationnels pervertis, dans lesquels l’un se victimise pour obtenir tel avantage, l’autre feint d’aider pour simplement tyranniser, et le dernier prend plaisir à persécuter autrui. Ces jeux se déroulent la plupart du temps de façon inconsciente.

Devant un schéma triangulaire, le girardien du rang tend l’oreille. Avec les mots de victime, bourreau, persécuteur, sauveur (surtout avec une majuscule), le gyrophare s’allume à pleine puissance. Mais passée cette réaction géométrico-pavlovienne, un premier examen douche tout enthousiasme. Le triangle mimétique fonde une anthropologie ; celui de Karpman est une grille de décodage des  jeux relationnels. Le premier s’interroge sur les fondements, le second est un outil de psychothérapeute. L’un est explicatif, l’autre descriptif. Pascal Ide reste bien sur ce registre, il propose au lecteur des clefs pratiques pour sortir de ces jeux.

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« Le fils de Joseph » d’Eugène Green : un triangle parfait

Le fils de Joseph affiche

par Benoît Chantre

Un jour viendra où l’on ne dira plus, devant un film d’Eugène Green, que le bruit d’un tiroir est une citation de Bresson, que les jambes vues en train de descendre un escalier sont une citation de Bresson, que le petit âne sur la plage se retournant vers le spectateur est une citation de Bresson. Il y a une manière de ne pas vouloir voir qui consiste à voir des citations à la place de ce qu’on n’avait pas vu. Depuis que Bergotte, suivant les conseils d’un critique, est mort foudroyé par un « petit pan de mur jaune », nous avons pris l’habitude de ne regarder les œuvres que dans les marges, à côté de ce qu’elles donnent réellement à voir. Eugène Green, lui, filme ce qui a lieu, dans l’émotion qui bouleverse un visage ou la présence intérieure qui jaillit d’une voix très retenue. Il est toujours « ponctuel » – et donc invisible, puisque n’apparaissent que ceux qui sont en retard sur l’événement et se laissent emporter dans le tourbillon de la vie mondaine. Comme l’écrit Pascal, pour dire la juste distance à l’œuvre et à l’autre : « Ainsi les tableaux vus de trop loin et de trop près. Et il n’y a qu’un point indivisible qui soit le véritable lieu. » Celui qui est ponctuel « ne réussit pas », comme le déclare l’un des personnages du film. Il est hors champ. Il peut alors montrer ceux qui se montrent, mais aussi les autres, qui sont révélés dans la lumière.

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« Et William devint Shakespeare », de Joël Hillion

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par Jean-louis Salasc

Joël Hillion n’a pas froid aux yeux : compléter Girard, expliquer Shakespeare. C’est le programme de son dernier essai. Plus précisément, il cherche quand et comment le poète anglais a compris la nature « mimétique » du désir. En effet, René Girard avait établi Shakespeare comme visionnaire de la théorie mimétique dans son ouvrage, les « Feux de l’envie ». Joël Hillion, disciple de Girard et passionné de Shakespeare, s’inscrit bien sûr dans cette lignée.

Sa thèse est posée dès le début de l’ouvrage : le dramaturge anglais aurait vécu l’expérience intime d’un désir triangulaire ; les Sonnets en seraient à la fois le récit et la prise de conscience. Pour soutenir cette thèse, l’essai propose une lecture croisée des pièces et des sonnets. Celles composées après ceux-ci offriraient un « contenu mimétique » véritable, les précédentes pas, ou peu.

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La Révélation a-t-elle eu lieu ? (suite et fin)

Une lecture du chapitre 20 de l’Evangile selon St Luc

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Troisième partie – La raison des paraboles

par Hervé Van Baren

Dans les deux premières parties, nous nous sommes appuyés sur les textes pour faire surgir une violence invisible, masquée par la violence apparente. Quelle est la condition pour pouvoir reconnaître les paraboles cachées et retourner notre lecture des textes ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre dans cette troisième et dernière partie.

Le triple transfert parabolique

Il y a un danger redoutable dans toute tentative de révélation. Nous posons que toute révélation comporte une part négative, une part qui expose nos obscurités, et par conséquent toute révélation comporte un volet insoutenable, une épreuve destructrice pour l’égo. Dénoncer frontalement cette part obscure ne peut conduire qu’au rejet et à la contre-accusation ; c’est là l’effet de notre nature mimétique. Toute révélation de notre médiocrité ne peut que déclencher notre violence ; c’est le paradoxe principal de notre lecture. Toute révélation nécessite donc un langage particulier, qui contourne nos défenses.

L’exemple parfait d’une méthode pédagogique qui accomplit cet exploit, c’est l’histoire que Natan raconte à David[1] pour lui faire prendre conscience de la violence et de la bassesse de ses actes. L’histoire contourne le réflexe de contre-violence face à une accusation directe par un triple transfert.

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Nous sommes tous des migrants

Par Jean-Marc Bourdin

J’ai présenté ce texte (en anglais) lors d’une intervention à Innsbruck le 11 juillet 2019 dans le cadre du Colloquium on Violence and Religion (COV&R). Il me semble refléter la tendance générale qui s’est dégagée parmi une centaine de participants des cinq continents, qu’ils soient « girardiens » (théologiens ou chercheurs en sciences humaines pour la plupart) ou invités en raison de leurs compétences académiques sur le sujet du colloque : « Imaginer l’autre. Défis théo-politiques dans une époque de migrations ». Comme si les faits correctement établis et un référentiel intellectuel commun amenaient chacun à des appréciations convergentes de la situation.

 

Introduction

En 2019, COV&R nous invite à imaginer l’autre. L’autre, c’est ici et maintenant le migrant qui arrive en Occident, nouvelle figure de l’actualité après avoir été à de multiples reprises et partout sur la planète un acteur majeur de l’Histoire. Le migrant revient sur le devant de la scène, dans de nouvelles circonstances, en même temps que le terroriste qui tient le haut de l’affiche depuis 2001. Les uns comme les autres nous font peur. Ils semblent remettre en cause le « nous » que nous formons ou que nous imaginons constituer dès que nous sommes confrontés à « eux ». Des hybridations peuvent d’ailleurs parfois s’opérer : des terroristes, passés ou futurs, se mêlent parfois aux flux des migrants ; ou des migrants, déçus de l’accueil reçu en Occident, se muent à un moment donné en terroristes. Très peu suffisent alors pour condamner la foule des migrants pacifiques. Cette contamination nous permet de nous méfier de tous, voire de les rejeter ensemble. Mais il ne faut surtout pas confondre les deux, même si migrants et terroristes sont souvent les enfants des mêmes conditions socio-historiques.

Il faut aussi garder le sens des proportions : « La part des populations migrantes n’est passée, en un demi-siècle, que de 2,2 % à un peu plus de 3 % de la population globale, sachant, en outre, que les migrations Sud-Nord ne représentent qu’un tiers des migrations totales ![1] »

L’imagination de l’autre, cette expérience de pensée comme l’appellent les philosophes, suggère spontanément une différence entre « eux et nous ». D’ailleurs, le colloque semble avoir pris ce parti en choisissant de parler de l’Autre. Mon propos ira à l’inverse. Avec l’aide de la théorie mimétique, qui est limpide sur le sujet, nous avons en effet la possibilité de vérifier que le migrant n’est autre que nous-même. On pourrait dire nous-même jusqu’à la caricature des êtres désirants que nous sommes. Continuer à lire … « Nous sommes tous des migrants »

La Révélation a-t-elle eu lieu ? (suite)

Une lecture du chapitre 20 de l’Evangile selon St Luc

Seconde partie – le langage parabolique de Luc

Saint Luc

Je ne vous dis pas…

1Or, un de ces jours-là, comme Jésus enseignait au peuple dans le temple et annonçait la Bonne Nouvelle, survinrent les grands prêtres et les scribes avec les anciens. 2Ils lui dirent : « Dis-nous en vertu de quelle autorité tu fais cela, ou quel est celui qui t’a donné cette autorité ? » 3Il leur répondit : « Moi aussi, je vais vous poser une question. Dites-moi : 4Le baptême de Jean, venait-il du ciel ou des hommes ? » 5Ils réfléchirent entre eux : « Si nous disons : “Du ciel”, il dira : “Pourquoi n’avez-vous pas cru en lui ?” 6Et si nous disons : “Des hommes”, tout le peuple nous lapidera, car il est convaincu que Jean était un prophète. » 7Alors ils répondirent qu’ils ne savaient pas d’où il venait. 8Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais cela. »

Parfois, le langage parabolique caché fait l’objet d’un éclairage préalable par des versets qui en expliquent les tenants et aboutissants[1]. C’est le cas, je pense, des versets 7 et 8. En substance, ils expliquent pourquoi la majorité des paraboles nous sont rendues inaccessibles. Le « je ne vous dit pas » de Jésus équivaut à une dissimulation volontaire, et ce n’est rien d’autre que celle des paraboles qui vont suivre. Autrement dit, nous avons dans cette histoire une parabole qui éclaire le sens de la dissimulation parabolique. Continuer à lire … « La Révélation a-t-elle eu lieu ? (suite) »

La Révélation a-t-elle déjà eu lieu ?

Une lecture du chapitre 20 de l’Evangile selon St Luc

Première partie – Les paraboles cachées

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par Hervé van Baren

Le chapitre 20 de l’évangile selon St Luc est une suite de controverses entre Jésus et les autorités religieuses de son temps. On y trouve une unique parabole : les vignerons meurtriers. La métaphore en semble claire. Nous ne sommes pas propriétaires de la création, nous n’en avons que l’usufruit. Le maître c’est Dieu, le fils que le maître envoie pour récupérer la part de la vendange qui lui est due, c’est Jésus, et il sera massacré comme les prophètes qui l’ont précédé.

James Alison, un théologien anglais, relit cette parabole[1] déjà commentée par René Girard[2]. Girard privilégiait la version de Matthieu (Matthieu 21, 33-46) au motif que la pointe de la parabole, la réponse à la question de Jésus : « Lorsque viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons ? », est laissée à l’appréciation de son auditoire. Dans la version lucanienne, Jésus pose la question et donne la réponse. Dans les deux versions, la parabole est suivie d’une citation du psaume 118, « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ». James Alison commente :

« Ceux qui sont scandalisés par leur propre implication dans le meurtre qui va se produire […] et par cet enseignement [de Jésus] à ce sujet, vont rester emmurés dans leur scandale ; tandis que ceux qui reconnaissent leur complicité avec les meurtriers et acceptent d’être pardonnés pourront produire le fruit désiré de la vigne ».

Et il en conclut que la révélation de l’amour divin est cette merveille

qui ne nous devient vraiment accessible qu’en traversant notre hostilité.

Pour Girard,

Par un retournement inouï, des textes vieux de vingt et vingt-cinq siècles, d’abord aveuglément vénérés, aujourd’hui rejetés avec mépris, vont se révéler seuls capables […] de ruiner à jamais le sacré de la violence.

Ces lectures éclairées trouvent un écho dans tout le chapitre, et cela constitue un bel exemple de ce que nous avons appelé les paraboles cachées. La parabole visible constitue la « pointe émergée de l’iceberg ».

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Qui est Girard, Jeeves ?

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Très Humble Supplique à l’adresse des Suprêmes Autorités de l’Association des Recherches Mimétiques, à fin d’accueillir Sir Pelham Grenville Wodehouse comme Légitime et Inspiré Prédécesseur de René Girard

par Jean-Louis Salasc

Je présente ici pièces et analyses de ce procès en reconnaissance.

La démarche me coûte puisqu’il s’agit d’ajouter un auteur anglais à la prestigieuse cohorte des précurseurs, prédécesseurs et autres disciples antérieurs de notre cher René Girard : cruelle occurrence pour un ancien de la Royale comme moi. Certes, Wodehouse ne serait pas le premier, Shakespeare ou Golding étant déjà du nombre, mais point trop n’en faut, surtout en ces temps de Brexit.

Cependant, c’est en anglais que René Girard a écrit « Les Feux de l’envie », l’un des livres les plus géniaux que je connaisse : voilà pour surmonter mon anglophobie (qui d’ailleurs ne m’empêche pas d’être un inconditionnel de Wodehouse, sans parler de Shakespeare).

Une autre réserve m’a fait hésiter à exposer cette requête ; Wodehouse n’est vraiment pas un auteur sérieux, c’est un comique. N’est-il pas outrecuidant de prétendre associer un tel plaisantin aux conceptions de celui qui passait de la Bible à Clausewitz, de Freud à Frazer, avec parfois un détour par Stendhal pour détendre l’atmosphère ? D’autant que la sinistre année 2015 (sinistre à bien des titres) n’est pas encore si loin de nos cœurs et de nos esprits.

Mais Benoît m’a toujours affirmé que René Girard aimait la bonne humeur et la gaîté : je gage qu’il n’aurait pas répugné, ironie aidant, à voir ses idées décrites sous la forme d’une comédie. C’est là en effet la thèse de ce procès : le roman « Ça va, Jeeves ? » est à mes yeux un véritable et convaincant exposé de la théorie mimétique.

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Pelham Grenville Wodehouse (1881-1974) est l’incarnation même de l’humour anglais. Il le manifeste dans une centaine d’ouvrages, nouvelles, comédies musicales et surtout romans. Parmi ceux-ci se distingue une série mettant en scène deux personnages récurrents, célèbres outre-manche, Bertram Wooster (dit Bertie) et son valet Jeeves. Le ressort comique est toujours le même : Bertram accumule les maladresses et se met dans le pétrin, dont Jeeves, suprêmement intelligent et grand connaisseur de la nature humaine, le sort infailliblement. Un second ressort comique réside dans l’écriture même ; Bertie, le narrateur, ne se limite pas au récit de ses péripéties, mais les commente pour le lecteur, dans ce qui serait une « voix-off » au cinéma : la plupart du temps, les commentaires, sur le ton « héroïque », sont contredits de façon hilarante par le récit lui-même.

« Ça va, Jeeves ? » a été publié en 1934 et s’est imposé comme le plus connu, sinon le meilleur, de la série. Bien sûr vous l’avez lu, mais voici tout de même un petit résumé.

Bertram est de retour à Londres après un séjour à Cannes, qu’il a partagé avec sa tante Dahlia, sa cousine Angela et Tuppy, le fiancé de celle-ci. Il apprend qu’un de ses camarades d’université, Gussie Fink-Nottle, qui compense une timidité maladive en élevant des tétards, a sollicité Jeeves. Gussie est en effet épris de Madeline Basset, une jeune femme charmante et sentimentale, mais se trouve paralysé dès qu’il s’agit de faire sa déclaration. Continuer à lire … « Qui est Girard, Jeeves ? »