« La crèche », une pièce de François Hien

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Nous vous présentons bien volontiers l’annonce d’un spectacle conçu par un de nos complices.
« Je suis très heureux de vous inviter à deux représentations exceptionnelles données par le Collectif X de ma pièce « La Crèche », à l’Amicale Laïque de Tardy, à Saint-Etienne, les 21 et 22 juillet prochains.
Il s’agit d’un texte pour lequel je me suis très librement inspiré de ce qu’on a appelé « l’affaire Baby-Loup ». Le Collectif X, enthousiasmante compagnie stéphanoise, a décidé de s’en saisir et d’en proposer une première interprétation, mise en scène par Arthur Fourcade et moi-même. Nous avons commencé le travail depuis une semaine, et je suis émerveillé de découvrir ce que ces acteurs sont capables de tirer de ce texte…
Nous vous proposons donc deux représentations, à prix libre. Les réservations ne sont pas obligatoires.
Comme nous nous efforçons de faire venir des personnes concernées par le sujet que nous abordons – et notamment des mères – nous organisons un service de garde d’enfant gratuit pendant le spectacle, sur inscription.
Pour les stéphanois, un bus de la STAS spécialement affrété ramènera ceux qui le souhaitent à l’issue du spectacle. Différentes quartiers de la ville seront desservis (a priori Cotonne, Beaubrun, Soleil, Montreynaud, Crêt de Roch…). Le spectacle et l’échange qui le suivra devraient se finir vers 22h30.
Outre cette pièce, j’ai écrit un essai sur le même sujet (sortie prévue en septembre aux Editions PETRA) et un scénario de long-métrage (soutenu par le CNC et la FWB). Il s’agit donc d’un projet assez large, qui m’occupe depuis longtemps et devrait m’occuper encore longtemps… Je serais vraiment heureux de partager cette étape importante avec vous.
Plus d’informations sur le projet, ses différentes dimensions, et les échéances à venir sur http://www.lacreche.net/.
Au plaisir de vous voir ! »
François Hien

Et COV&R 2018 déjà programmé à Washington

par Jean-Marc Bourdin, le 18 juillet 2017

Un mémorable colloque de COV&R vient de s’achever à Madrid dont j’ai rendu compte il y a deux jours, le prochain s’annonce déjà. Il aura lieu du 11 au 14 juillet 2018 à Washington. Il aura pour thème « After truth ».

Voici sa première annonce sur la page Facebook de COV&R :  https://www.facebook.com/COVandR/?hc_ref=ARQRvBXkJLwnmrFtOaN0JyiXKV-AW8fj-a_JL-KfSL1LTG8HIMDNZ6HQb4h9lqwN9nM

Les fidèles de notre blogue se souviennent certainement de l’article de Christine Orsini, « L’ère de la post-vérité », dont le succès ne se dément pas depuis sa parution. Les statistiques du site nous révèlent qu’il est crédité à ce jour de 300 vues. C’est notre publication la plus lue à ce jour.

Bref, il existe une réelle convergence des préoccupations de celles et ceux que la théorie mimétique intéresse de part et d’autres de l’Atlantique.

Pour nos lecteurs qu’une traversée transatlantique découragerait, qu’ils sachent dès à présent que Innsbruck, en Autriche donc, pourrait abriter les débats du colloque en 2020. On n’en connaît pas encore le thème.

COV&R 2017 à Madrid

par Jean-Marc Bourdin, le 16 juillet 2017

Du 12 au 15 juillet 2017, l’actualité des recherches girardiennes était principalement localisée à Madrid, plus exactement sur le campus de l’université Francisco de Vitoria à Pozuelo de Alarcòn à une quinzaine de kilomètres de la capitale espagnole. Le thème général du 27ème COV&R (Colloquium On Violence & Religion, site du colloque : http://www.ufv.es/covr2017) était cette année « Identité et rivalité », ô combien de circonstance. Une bonne place a été réservée à la littérature, à la théologie mais aussi à la politique et à la philosophie ainsi qu’à l’anthropologie, en bref une pluridisciplinarité toute girardienne.

Environ 140 girardiens s’étaient réunis, la plupart universitaires, venus des cinq continents, avec une surreprésentation étatsunienne et latino-américaine.

Des grandes figures étaient présentes. Parmi elles, Pankaj Mishra (nous avons parlé dans ce blogue à deux reprises de son succès de librairie « Age of Anger ») a conclu les débats dans le cadre d’un entretien passionnant avec Wolfgang Palaver. Ce dernier a rappelé que Pankaj Mishra avait su très tôt remarquer les effets contre-productifs de l’affirmation par René Girard d’une supériorité du christianisme, une position plus efficace lui semblant résider dans la recherche des convergences des traditions religieuses sur les thèmes de la non-violence et du renoncement au sacrifice.

Jean-Michel Oughourlian a participé à une session plénière avec une chercheuse espagnole qui a fait le point sur les recherches relatives aux neurones miroirs d’une façon très pédagogique en axant sa présentation sur la danse. Cesareo Bandera était aussi un des orateurs, cherchant à enfermer, d’une manière qui ne m’a pas convaincu, René Girard dans la contradiction entre science et foi. Jean-Pierre Dupuy est venu l’écouter sans pour autant participer à l’ensemble des travaux. Joao Cezar de Castro Rocha, un des interviewers de René Girard pour Les Origines de la culture a exposé les thèses qu’il défend dans son beau livre traduit en français Cultures latino-américaines et poétiques de l’émulation. Littératures des faubourgs du monde ? (traduit par François Weigel , Paris, Petra, 2015).

Au total, près d’une quarantaine de sessions plénières ou particulières regroupant les interventions selon des thématiques communes, au demeurant très variées, ont été fort bien organisées par l’université hôte. Soit dit en passant, je me suis interrogé sur notre capacité à mettre sur pied une telle logistique en France, sans l’aide d’une institution puissante (collège des Bernardins, Institut catholique ?), le bénévolat d’étudiants et de responsables de l’université ayant été déterminant pour le succès des opérations.

Parmi les témoignages pour moi les plus frappants, celui d’un intellectuel basque, Jon Juaristi, qui a expliqué comment lui et d’autres ont renoncé à la violence de la lutte armée de l’ETA contre l’État espagnol en lisant René Girard dès la fin des années 1970 et en appliquant ses analyses à leur situation concrète à partir des années 1980 : rapports mimétiques et montée aux extrêmes de l’ETA et de l’État espagnol y compris après la mort de Franco ; mais aussi rivalité primordiale entre pairs (comme certains des lecteurs du blogue le savent, j’ai intitulé ma thèse La rivalité des égaux, d’où sans doute mon intérêt pour cette intervention), en l’occurrence entre Basques s’assumant comme Espagnols et Basques voulant s’ériger en nation (avec, dans leurs rangs, beaucoup d’habitants du Pays Basque qui y étaient arrivés depuis peu et ne pouvaient se réclamer du peuple basque), la rivalité et la violence devenant alors leur identité. Beaucoup de participants ont alors découvert que la pensée de René Girard avait exercé un effet bénéfique puissant sur l’évolution de ce conflit vers la situation plus apaisée que nous connaissons aujourd’hui. Au demeurant et de manière plus légère, l’ambiance m’a semblé notablement non-rivalitaire et particulièrement chaleureuse entre les participants du COV&R, autre preuve des bienfaits d’un refus correctement assimilé de la violence et de ses germes dûment repérés. La théorie mimétique aide à une meilleure « convivance », comme diraient les convivialistes !

J’avais été très fier de voir ma proposition d’intervention (« Tuer dans l’espoir du Paradis », à propos du djihadisme) retenue. Je me suis toutefois rendu compte sur place que la plupart des participants à COV&R étaient aussi des intervenants ou, à tout le moins des modérateurs des sessions (par exemple le grand théologien James Alison ou Andrew McKenna, le deuxième des doctorants de René Girard, autres grandes figures de la Girardie fidèles au rendez-vous). Après cette déception, j’ai néanmoins été rassuré par la qualité générale des intervenants et de leurs présentations, ce qui m’a fait conclure que nous étions bien tous passés par un filtre exigeant…

Pour finir sur une note humoristique, participant pour la première fois à ce colloque, j’ai noté que les girardiens ne savaient pas davantage respecter la durée assignée à leur intervention que les autres universitaires, devant couper ici ou accélérer le débit là, au risque de perdre leurs auditeurs, surtout lorsque l’audience est internationale et la langue de travail, l’anglais, plus ou moins maîtrisée par le public. Bref, il reste difficile, même aux meilleurs d’entre nous, de résister au désir mimétique d’en dire plus sur le fruit de leurs réflexions, au risque de décevoir les attentes de leur auditoire et de lui transmettre moins qu’on aurait pu en calibrant mieux…

Rivalités mimétiques au sommet et « fake news » au Moyen-Âge

Dans Achever Clausewitz, René Girard consacre de longs développements aux rivalités mimétiques et montées aux extrêmes entre le Pape et l’Empereur ou le Roi de la puissance européenne la plus puissante du moment tout au long du Moyen-Âge. Un récent article de The Conversation se fait l’écho d’un de ces épisodes de cette guerre millénaire pour l’influence et la souveraineté. Où l’on découvre que les fake news, par définition mimétiquement contagieuses, on dit aujourd’hui virales (elles évoquent irrésistiblement la peste et les rumeurs sur ses responsables qui se répandent simultanément dans la communauté en crise), sont déjà au coeur de la lutte entre le Roi de France, Philippe le Bel, le Pape et l’ordre des Templiers au début du quatorzième siècle. « Rien de nouveau sous le soleil », nous disait déjà le Qohelet… Et Dieu sait si le soleil cogne en ce moment.

Bon été.

https://theconversation.com/philippe-le-bel-un-amateur-de-fake-news-79541?utm_medium=email&utm_campaign=The%20Conversation%20du%20week-end%20-%2077976177&utm_content=The%20Conversation%20du%20week-end%20-%2077976177+CID_66a12cfe0c342d2d71720eeaea2b292a&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Philippe%20le%20Bel%20un%20amateur%20de%20fake%20news

Göbekli Tepe dédié à un culte du crâne ?

par Jean-Marc Bourdin, le 30 juin 2017

René Girard s’était beaucoup intéressé, au terme de ses recherches, aux preuves archéologiques de son anthropologie religieuse, notamment à Çatal Höyük, dans l’actuelle Anatolie. Il avait notamment donné une conférence au collège des Bernardins le 22 novembre 2008 à ce sujet dont l’enregistrement est disponible sur le site de l’ARM : http://www.rene-girard.fr/57_p_44801/catal-hoyuk.html. Ayant participé aux recherches de Ian Hodder, le responsable des fouilles sur le site, Benoît Chantre a fait le 24 février 2016 un point sur « Le sacrifice à l’aube de la sédentarisation » lors d’une conférence prononce à l’Ecole des chartes : http://www.rene-girard.fr/57_p_44799/introduction-et-bibliographie.html.

Le Monde se fait l’écho d’une nouvelle publication scientifique concernant le site de Göbekli Tepe, jusqu’à présent le plus ancien sanctuaire monumental connu (11 000 ans avant l’ère commune). Nous savions que ce sanctuaire avait précédé la sédentarisation des hommes et la domestication des animaux et des plantes, fait qui vient à l’appui de la thèse de René Girard selon laquelle le religieux (ou le sacré) précède et enclenche à partir d’exigences rituelles les développements de la culture. Tout à l’opposé de l’idée d’une cléricature inventant la religion et ses rites pour asseoir son pouvoir, véhiculée à partir des Lumières et toujours très en vogue.

L’article du Monde indique qu’une analyse de fragments de crânes retrouvés sur place « a révélé que les modifications artificielles de leur structure ont été effectuées peu après la mort des propriétaires de ces crânes, au moyen d’outils en pierre. […]. Il pourrait s’agir d’un rituel de vénération des ancêtres, ou bien d’une mise en scène élaborée des crânes d’ennemis. Se pourrait-il enfin que les morts aient été sacrifiés sur l’autel d’une divinité disparue pour étancher sa soif de sang ? Nul ne le sait, mais il semblerait que ces anciens hommes étaient obsédés par les crânes. Le site contient en effet de nombreuses représentations (sculptures et reliefs) de têtes séparées de corps et d’individus sans tête. »

 L’article du Monde : http://www.ulyces.co/news/le-plus-vieux-temple-du-monde-etait-dedie-a-un-mysterieux-culte-du-crane/#more-464275

Cet article fait référence à une communication scientifique (en anglais) publiée le 28 juin 2017  dans ScienceAdvances. Elle est intitulée « Modified human crania from Göbekli Tepe provide evidence for a new form of Neolithic skull cult ».

Lien : http://advances.sciencemag.org/content/3/6/e1700564.full.

Voici ma traduction d’une partie de  la conclusion de cet article : « Les trois crânes modifiés de Göbekli Tepe représentent une toute nouvelle catégorie de découvertes, qui atteste de l’interaction entre la vie et la mort dans cet important centre rituel du début du Néolithique. Ces crânes, le plus probablement prélevés  […] dans le cadre de rites funéraires secondaires, témoignent d’un traitement post mortem particulier de certains individus à Göbekli Tepe. Le statut spécial de ces individus pourrait avoir été manifesté par l’application d’éléments décoratifs sur les crânes qui furent ensuite montrés (et également suspendus) à des points déterminés du site. […] »

Une pensée du « et (presque) en même temps »

par Jean-Marc Bourdin, le 25 juin 2017

Il a été beaucoup reproché à Emmanuel Macron son usage fréquent de la locution « en même temps » à laquelle il n’a pas, pour autant, renoncé. Il se justifie ainsi le 17 avril 2017 lors d’un meeting parisien : « C’est un tic de langage […] qui voudrait dire que je ne suis pas clair. Que je ne sais pas trancher. Que je serais flou. Parce que vous savez, il y en a qui aiment les cases, les idées bien rangées. Eh bien je veux vous affirmer ce soir je continuerai à utiliser “en même temps” dans mes phrases mais aussi dans ma pensée. Parce que “en même temps”, ça signifie simplement que l’on prend en compte des impératifs qui paraissaient opposés mais dont la conciliation est indispensable au bon fonctionnement d’une société. »

Cela heurte la logique traditionnelle de la non-contradiction même si le « ET » de Gilles Deleuze, la théorie de la « complexité » d’Edgar Morin ou encore les pensées orientales invitent à s’affranchir de ces rigidités intellectuelles.

Qu’en est-il chez René Girard ? Le bouc émissaire est à la fois source de la crise et de son apaisement, le sang peut être purificateur et impur, le sacrifice et toutes les institutions qui en sont la déclinaison sont à la fois violence et contention de la violence… L’hominisation est la conséquence de meurtres fondateurs, donc la vie humaine naît de la mort (« si le grain ne meure… »). Pour l’avenir de l’humanité, l’apocalypse est espoir autant que péril. Quant au modèle du désir mimétique, il est tout à la fois supposé radicalement autre et aspiration au même. Le rival est à la fois modèle et obstacle. Et le skandalon attire autant qu’il fait trébucher. Je pourrais poursuivre encore longtemps.

Si l’on en vient à un concept élaboré comme celui des appartenances, il est ainsi présenté par René Girard : « la plupart des appartenances, même les plus humbles, comporte quelque forme d’exclusion, de rejet et, par conséquent, de violence. » Il en va de même de l’identité : « Avoir une identité, c’est être unique et pourtant […] le terme signifie le contraire de l’unique, et désigne l’identique, autrement dit l’absence complète de différence susceptible d’individualiser. »

La richesse d’une pensée se mesure souvent à sa capacité d’engendrer des paradoxes et à les assumer plutôt qu’à les mettre sous le tapis.

Mais René Girard incite aussi à se méfier du « en même temps », du moins entendu comme « au même moment » dès lors qu’il risque être source d’indifférenciation. Il présente ainsi dans La violence et le sacré la réciprocité, un autre de ses concepts fondamentaux : « La réciprocité est […] la somme de moments non réciproques. Les deux antagonistes n’occupent pas la même position en même temps, c’est bien vrai, mais ils occupent les mêmes positions successivement. Il n’y a jamais rien d’un côté qu’on ne finisse par retrouver de l’autre pourvu qu’on attende assez longtemps. Plus le rythme des représailles s’accélère, moins il est nécessaire d’attendre. Plus les coups se précipitent, plus il devient clair qu’il n’y a pas la moindre différence entre ceux qui se les portent, alternativement. De part et d’autre tout est identique, non seulement le désir, la violence, la stratégie, mais encore les victoires et les défaites alternées, les exaltations et les dépressions : c’est partout la même cyclothymie. » Pour éviter la confusion de ces moments, il faudrait s’attacher à produire de la « différance » : Dans Celui par qui le scandale arrive, il indique ainsi : « J’entends le mot différence au double sens défini par Jacques Derrida : d’une part non-identité dans l’espace, la différenciation du même et, d’autre part, la non-coïncidence dans le temps, le diffèrement du simultané. » Il précise : « […] c’est tout ce qui permet sinon de détruire, tout au moins de masquer l’indestructible réciprocité, de la retarder en mettant le plus grand intervalle possible entre les moments qui la composent, intervalle de temps et d’espace, dans l’espoir que la réciprocité des échanges passera inaperçue. On s’efforce en somme d’oublier le pareil, l’identique, littéralement de le perdre, de l’égarer dans les méandres de différences si compliquées, et de diffèrements si prolongés qu’on ne pourra plus s’y retrouver. »

Tout cela ne permet pas de conclure qu’Emmanuel Macron pense juste. « Et en même temps », cela invite à rester circonspect sur le bien-fondé des demandes de clarification dont son expression publique est l’objet. En tout état de cause, il lui faudra rester en mesure de ne pas sombrer dans l’indifférenciation et de repérer dans chaque situation ce qu’impliquent « la différenciation du même » et le « diffèrement du simultané ».

Mais peut-être faudrait-il dire alors « tout à la fois » plutôt que « et en même temps »…

NB : j’ai emprunté les éléments relatifs à l’usage du terme fait par Emmanuel Macron et les rapprochements théoriques à un article de Raffi Duymedjian et Jean-Marc Pistorello intitulé « “Et en même temps” : une pensée macronnienne de la complexité ? » paru dans The Conversation France du 19 mai 2017.

Une nouvelle revue de philosophie en ligne s’intéresse à René Girard

 

Son rédacteur en chef, Andreas Wilmes, docteur en philosophie et lecteur à l’Université de l’Ouest de Timisoara (Roumanie) nous a demandé de vous informer de la publication du premier numéro de « The Philosophical Journal of Conflict and Violence ». Il est entièrement (et logiquement, oserons-nous remarquer) consacré aux rapports entre René Girard et la philosophie. L’ensemble des contributions met notamment en parallèle l’œuvre de René Girard avec les travaux de Hegel, Peirce, Whewell et Levinas.

Ce premier numéro comprend un long entretien avec Paul Dumouchel portant sur les rapports entre la théorie mimétique et la philosophie. Ce texte, ainsi que l’Avant-propos, sont disponibles en anglais et en français (la dimension bilingue de la revue sera renforcée dans les mois à venir).

Nous lui souhaitons le plus grand succès.

Le lien pour y accéder :  http://trivent-publishing.eu/pjcv2.html

 

En voici le sommaire.

Philosophical Journal of Conflict and Violence, Issue 1, June 2017

 Foreword / Avant-propos

Dossier: Mimetic Theory and Philosophy

 “René Girard and Philosophy: An Interview with Paul Dumouchel” (également en français)

Robert Manning :  “Emmanuel Levinas and René Girard. Religious Prophets of Non-Violence.”

Marian Tataru : “Consilience, Abduction, and Mimetic Theory. An Epistemological Inquiry into René Girard’s interpretation of the Oedipus Myth”

Andreas Wilmes : “Portrait of René Girard as a post-Hegelian. Masters, Slaves and Monstrous doubles”

 

 Varia

Joan-Antoine Mallet : “War and Peace in Plato’s Political Thought”