
Les relations interindividuelles prennent parfois un tour pathologique, que le psychosociologue Stephen Karpman a décrit par un triangle célèbre : « bourreau », « victime » et « sauveur ». Son intensité dysfonctionnelle se situe dans une large palette, depuis de simples taquineries jusqu’aux conflits violents. Si ce schéma triangulaire présente une grande puissance descriptive, il ne dit rien par contre des motifs qui poussent les gens à entrer dans de tels jeux relationnels.
A cette question des motifs, le billet que voici propose une réponse. Elle s’appuie sur la théorie mimétique.
Cette réponse porte une conséquence notable : dans les jeux relationnels à la Karpman ne se trouvent que des « bourreaux ». Les termes de « victime » ou de « sauveur » ne désigneraient ainsi que des rôles, des stratégies ou tactiques, plus ou moins conscientes.
Disons des masques, puisqu’ils servent à dissimuler le vrai visage, celui du persécuteur.
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