L’échange

par Daniel Bougnoux

En complément de l’article de Thierry Berlanda publié dimanche dernier, nous relayons une réflexion profonde de Daniel Bougnoux sur la mort du colonel Beltrame, notamment inspirée par le thème du don (qu’il distingue du sacrifice) et qu’il a publiée sur son blogue « Le Randonneur », hébergé par La Croix .

https://media.blogs.la-croix.com/lechange/2018/03/30/

Bonne lecture

Une réflexion sur « L’échange »

  1. Jésus, monté sur le petit d’un âne et acclamé par la foule, refusa le pouvoir que celle-ci lui offrait, ouvrant la voie à la révélation qui court encore aujourd’hui, proposant par son exemple le chemin si fragile de la vérité à ceux qui ne savent pas ce qu’ils font. L’exemple du gendarme, sacrifié par ce fou de dieu ignorant, n’est pas désir de sacrifice comme ne l’était pas le geste du Christ, mais seul choix possible pour ceux qui ont la chance d’avoir compris qu’il n’y a plus de pari possible, mais simplement le courage d’affirmer qu’il n’y a d’autre imitation possible quand on sait que de renoncer à ce pouvoir, ici radicalité effective, bénéficie à la réalité de la relation, permettant d’accéder à une meilleure appréhension du Réel(un des noms de Dieu chez les musulmans). Ce n’est donc pas folie, ou alors dans le sens paulinien de la sagesse de Dieu face à la folie des hommes, mais affirmation aboutie permettant de mettre en lumière les irrationalités de l’ignorance, permettant de nommer, miracle quasi impensable de nos jours où le message chrétien semble enfermé dans les hauts murs des errances historiques passées, grâce au savoir incarné par le gendarme, la vrai définition du saint :

    « “Le réel n’est pas rationnel, mais religieux, c’est ce que nous disent les Evangiles: il réside au cœur des contradictions de l’histoire, dans les interactions que les hommes tissent entre eux, dans leurs relations toujours menacées par la réciprocité. Cette prise de conscience est plus que jamais requise, aujourd’hui que les institutions ne nous aident plus, que c’est à chacun de se transformer seul. En cela, nous en sommes revenus à la conversion de Paul, à cette parole qui viens soudain le transir: “Pourquoi me persécutes-tu?” La radicalité paulinienne convient très bien à notre temps. C’est moins le héros qui monte vers la sainteté, que le persécuteur qui se retourne et tombe à terre.” R. Girard, 2007

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s