Une lecture du chapitre 20 de l’Evangile selon St Luc
Seconde partie – le langage parabolique de Luc

Je ne vous dis pas…
1Or, un de ces jours-là, comme Jésus enseignait au peuple dans le temple et annonçait la Bonne Nouvelle, survinrent les grands prêtres et les scribes avec les anciens. 2Ils lui dirent : « Dis-nous en vertu de quelle autorité tu fais cela, ou quel est celui qui t’a donné cette autorité ? » 3Il leur répondit : « Moi aussi, je vais vous poser une question. Dites-moi : 4Le baptême de Jean, venait-il du ciel ou des hommes ? » 5Ils réfléchirent entre eux : « Si nous disons : “Du ciel”, il dira : “Pourquoi n’avez-vous pas cru en lui ?” 6Et si nous disons : “Des hommes”, tout le peuple nous lapidera, car il est convaincu que Jean était un prophète. » 7Alors ils répondirent qu’ils ne savaient pas d’où il venait. 8Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais cela. »
Parfois, le langage parabolique caché fait l’objet d’un éclairage préalable par des versets qui en expliquent les tenants et aboutissants[1]. C’est le cas, je pense, des versets 7 et 8. En substance, ils expliquent pourquoi la majorité des paraboles nous sont rendues inaccessibles. Le « je ne vous dit pas » de Jésus équivaut à une dissimulation volontaire, et ce n’est rien d’autre que celle des paraboles qui vont suivre. Autrement dit, nous avons dans cette histoire une parabole qui éclaire le sens de la dissimulation parabolique. Continuer à lire … « La Révélation a-t-elle eu lieu ? (suite) »





Diplômé de Sciences Po Paris et licencié en philosophie de l’Université Paris-Sorbonne après un double cursus, 



