Notre blogue adopte pour la livraison de ce jour une nouvelle formule, l’entretien, en l’occurrence avec un de nos contributeurs habituels, Jean-Marc Bourdin.
Blogue : Vous venez de publier en mai 2018 un essai proposant une application de la théorie mimétique aux sociétés politiques. Il est composé de deux livres publiés aux éditions de L’Harmattan intitulés l’un, René Girard, philosophe politique, malgré lui, et l’autre, René Girard, promoteur d’une science des rapports humains ? Pourquoi s’être lancé dans un tel projet ?
JMB : D’abord l’importance de l’œuvre de René Girard dans ma vie qui débute avec Des choses cachées…, probablement avant 1980, comme pour beaucoup de gens de ma génération. Ensuite le goût de la recherche, un désir que j’avais mis de côté à la même époque pour gagner ma vie par des moyens qui m’avaient alors semblé plus sûrs ! Vingt ans plus tard, j’ai commencé à écrire des essais. Et j’ai ressenti l’envie de retourner sur les bancs de l’Université, en quelque sorte pour achever ce que je n’y avais pas commencé !
Quant au projet lui-même, il tient à certaines préventions de René Girard et de ceux qu’on appelle les girardiens.
René Girard a en effet toujours proclamé son éloignement et sa naïveté, voire même un certain dédain, à l’égard de la philosophie.

Diplômé de Sciences Po Paris et licencié en philosophie de l’Université Paris-Sorbonne après un double cursus, 




