Robert Badinter

Je ne connaissais pas Robert Badinter et n’ai rien à ajouter aux nombreux hommages qui lui sont rendus. En me fondant sur ce que tout le monde sait, je me limiterai ici à évoquer quelques aspects de sa vie et de son action qui méritent de retenir l’attention des lecteurs de René Girard.

Il est courant dans certaines sphères de fustiger l’universalisme abstrait de l’idéologie des droits de l’homme par opposition implicite au caractère incarné de la charité chrétienne. Or, ce n’est pas une idée abstraite qui a poussé Robert Badinter à faire de l’abolition de la peine de mort le combat de sa vie, mais l’exécution le 28 novembre 1972 de Claude Buffet et Robert Bontemps, une exécution à laquelle il était professionnellement tenu d’assister en tant qu’avocat. Lors du procès de Patrick Henri en 1977, dans la plaidoirie qui sauva la tête de l’accusé (un meurtrier, sans l’ombre d’un doute), il évoquait le « bruit que fait la lame qui coupe un homme vivant en deux ». Le souvenir de ce moment ne l’a jamais quitté et il y revint plus d’une fois dans sa vie. Le malaise que provoque désormais l’idée même d’un corps coupé en deux n’a rien d’anodin, c’est un marqueur significatif du changement intervenu dans notre regard sur la violence. L’exécution capitale des condamnés, faut-il le rappeler, fut longtemps un spectacle public, une sorte de fête barbare censée édifier la foule, rappeler chacun à ses devoirs et renforcer le lien social. Pour un lecteur de René Girard, la découpe brutale d’un corps vivant évoque inévitablement le lynchage par démembrement. En 1972, justement, dans La violence et le sacré, Girard soulignait la continuité entre les processus victimaires, les rites sacrificiels et la peine de mort :

« La notion de peine légale ne peut être détachée du mécanisme fondateur. Elle remonte à l’unanimité spontanée, à la conviction irrésistible qui dresse la communauté entière contre un responsable unique. »

Dans les anciens rituels judiciaires comme dans les sacrifices sanglants, la communauté entière était concrètement ou symboliquement associée à la mise à mort. À la fin du siècle dernier il n’était plus possible de montrer la mise à mort et les exécutions au petit matin, en catimini, avaient déjà un caractère honteux, ce qui n’empêchait pas la majorité de la population d’y rester favorable. Mais les temps changent et certains changements paraissent irréversibles. Comme le montre Girard, le christianisme, à défaut de faire reculer la violence, prive définitivement les sacrifices sanglants de légitimité et de pouvoir pacificateur. Même aux États-unis, l’abolitionnisme progresse dans l’opinion.   

Dans le passage cité plus haut, Girard soulignait à quel point la procédure judiciaire peine à éliminer totalement l’élément d’arbitraire inhérent au mécanisme victimaire :

« Elle a donc un caractère aléatoire qui n’est pas toujours méconnu puisqu’il apparaît ouvertement dans bien des formes intermédiaires entre le religieux et le judiciaire proprement dit, dans l’ordalie, notamment. »

Robert Badinter ne croyait pas Bontemps coupable de meurtre, et ce doute contribua semble-t-il à sa décision de faire de l’abolition de la peine de mort le combat de sa vie. Un combat sous-tendu par un rejet conscient et déterminé de l’injustice du principe sacrificiel – la raison supérieure qui conduit à prendre le risque de condamner à mort un innocent en vertu de l’antique conviction qu’« Il y a intérêt à ce qu’un seul homme meure pour le peuple. » La double exigence de mettre la justice au-dessus de la violence, privée et à distance de l’esprit sacrificiel, est au cœur de son discours du 17 septembre 1981 à l’Assemblée nationale. Après avoir démonté la thèse de la valeur dissuasive de la peine de mort, voici en effet ce qu’il déclarait :

« La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l’angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s’appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. » 

C’est au nom de la même volonté d’instituer une justice plus civilisée et donc plus civilisatrice, dépassant la « loi du talion », qu’il avait fait de l’amélioration des conditions de vie en prison l’un des axes de son action au ministère de la Justice. 

Ajoutons ceci pour conclure : Robert Badinter se tenait à l’écart des surenchères victimaires dont la marée montante avait été vue de manière prémonitoire par René Girard. Ce juif était avant tout un républicain imprégné du meilleur de l’universalisme français. Malgré la mort de ses parents en déportation, son point de vue sur l’histoire n’était pas d’abord celui d’un membre d’une communauté persécutée. C’était en citoyen du monde attaché aux libertés et aux droits de tous les hommes, qui s’inquiétait du retour de l’antisémitisme et d’autres vieux démons. Quand on voit ce qui se passe aujourd’hui en Israël, et même en France, c’est une attitude suffisamment rare et précieuse pour être louée. 

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Auteur : blogemissaire

Le Blog émissaire est le blog de l'Association Recherches Mimétiques www.rene-girard.fr

20 réflexions sur « Robert Badinter »

  1. En 1957, Albert Camus écrivait :
    « En fait, le châtiment suprême a toujours été, à travers les siècles, une peine religieuse. […] La vie terrestre est sans doute retirée [au coupable], mais la chance de réparation lui est maintenue. Le jugement réel n’est pas prononcé, il le sera dans l’autre monde. […] [Le châtiment suprême] n’est alors justifié que dans la mesure où il n’est pas suprême. […]
    Mais que signifie cette justification dans la société où nous vivons et qui, dans ses institutions comme dans ses mœurs, est désacralisée ? Lorsqu’un juge athée, ou sceptique, ou agnostique, inflige la peine de mort à un condamné incroyant, […] il tue […] parce que ses aïeux croyaient à la vie éternelle. »

    Rapporté par Joël HILLION

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  2. Bonjour,

    je suis assez âgé (60 ans) pour avoir rencontré dans ma jeunesse un habitant de Troyes qui avait assisté au procès de Patrick Henry défendu par l’avocat Badinter. Il nous avait confié que ce n’était pas ce dernier qui avait sauvé la tête de l’assassin mais l’évêque de Troyes et les jurés catholiques qui l’avaient écouté demander que l’accusé ait la vie sauve.

    Cela n’enlève rien au talent de Badinter mais si l’évêque n’avait rien demandé, Patrick Henry perdait sa tête.
    Pourquoi ne jamais évoquer cette histoire ?

    Parce que personne n’ose critiquer Badinter pour des raisons que René Girard a très bien expliquées…

    Bonne journée !

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    1. C’est aussi bien que l’auteur de ce commentaire reste anonyme, comme cette rumeur selon laquelle la vie d’un homme aurait dépendu non d’une décision prise par chacun des jurés « en son âme et conscience » mais de l’influence exercée sur quelques-uns par une autorité religieuse. Et si c’était vrai, en quoi serait-ce une critique adressée à l’avocat ??

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      1. Pourquoi parler de rumeur ? Patrick aurait été défendu par un âne qu’il aurait quand même sauvé sa tête, voilà ce que je voulais faire comprendre par cette anecdote. Il ne s’agit pas d’une critique adressée à l’avocat, mais d’une simple précision. L’évêque a sauvé Patrick Henry, que cela vous plaise ou non. (Si je reste anonyme c’est parce que je porte un nom célèbre…)

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      2. Chère Orsinich, veuillez excuser ma franchise mais je trouve votre commentaire fort alambiqué, curieux, un tantinet tordu. L’évêque a demandé à ce que le sang ne coule plus et certains jurés ont suivi ce conseil. Ce sont eux qui ont sauvé la tête de Patrick Henry et non Badinter. Où est le problème ? Où est la critique à l’encontre de l’avocat (divinisé par le Système qui veut constitutionnaliser l’avortement, le meurtre de l’innocent) ? Sans De Gaulle les Américains auraient quand même sauvé la France et sans Badinter Henry aurait quand même sauvé sa peau. Nous vivons dans une telle badintermania que la moindre information susceptible de ne pas placer Robert au pinacle ressemble à un blasphème. Ce pays est vraiment malade…

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      3. Il n’y a aucune critique adressée à l’avocat (que tout le monde vante à qui mieux mieux comme s’il s’agissait d’un Dieu). Il s’agit simplement une information qui relativise son rôle dans cette affaire. La France était encore chrétienne et la voix d’un évêque comptait…

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      4. Chère Madame,

        c’est encore «l’anonyme» qui revient vers vous. Mais pas pour vous parler de Badinter cette fois ! Nenni ! Pour vous féliciter de votre Que Sais-je sur Girard que j’ai lu il y a quelques mois et beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécié. (Ce qui est rare car les nombreux QSJ que j’ai lus étudiant m’ont rarement contenté…) Je n’avais pas fait le rapprochement quand je vous ai lue sur ce forum bien que votre nom m’ait dit quelque chose. Orsini, Orsini… J’ai compris où je l’avais vu pour la première fois : à la FNAC des Halles (où, pourtant je ne me rends jamais). Sachez que vous êtes dans ma bibliothèque avec les livres de Girard lui-même. Bravo pour votre travail !

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  3. Correction de deux petites erreurs factuelles : la fin des exécutions capitales publiques en France date de juin 1939 (je ne sais pas ce que l’auteur entend par « fin du siècle dernier »).
    Ce n’est pas Robert Bontemps mais Roger Bontems.

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  4. Il suffisait de contempler le splendide visage de son épouse pour comprendre qu’aucune pompe et aucune célébration ne sera jamais à la hauteur du chagrin et quelle que soit la qualité du disparu, que la mort peut inspirer.

    L’art seul sait faire entendre, quand l’Hermione du Conte d’hiver ressuscite et descend de son piédestal, à quel point l’idée précède le chagrin dont on pensait qu’elle était le succédané, permet d’accepter les rigueurs du destin humain qui alors n’a plus besoin d’idolâtrer mais de se souvenir de la trace laissée aux cœurs de ceux qui ont aimé, verbe du passé qui ne se transmet au futur qu’ici et maintenant, en l’éternité du présent qui permet de supporter la vie non plus comme une condamnation, mais une association sans fin à la grâce du vivant.

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  5. Une pensée m’est venue au moment où la seule actualité évoquée sur tous les médias (ou presque) était la mort de Robert Badinter. Certes, je partage le sentiment quasi unanime de tous et de chacun sur l’homme et l’œuvre, mais enfin cette submersion, y compris sur ce blog (!) a fini par m’interroger. Même à l’Assemblée, tout le monde a applaudi à l’évocation du nom de Badinter (hormis Mme Le Pen et les élus de son groupe, favorable à la peine de mort.) Ce qui me frappe, c’est bien sûr le caractère unanime de l’admiration. L’unanimité a tjrs qq chose de suspect pour un girardien. Ce besoin désespéré d’admirer me paraît s’amplifier ces dernières années (Joséphine Baker, Simone et Antoine Veil, Missak Manouchian et Robert Badinter maintenant). L’admiration, cette « subite surprise de l’âme » comme l’écrivait Descartes, est un sentiment très puissant, que l’on a une envie irrésistible de partager, et cette constatation me ramène bien sûr à la haine victimaire. Pour finir, j’observe que ce sentiment se renforce bcp à la mort de la personne admirée. Certes « les morts sont tous de braves types » (G. Brassens), mais là j’interroge les girardiens pour qu’ils m’éclairent, idéalement m’orientent vers un texte de Girard que j’aurais manqué ou oublié sur ce sujet.

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    1. Badinter n’était point si admirable (les tueurs qu’il a sauvés ont parfois tué de nouveau) mais étant de gauche et appartenant à la communauté, et étant le «glorieux » défenseur de l’assassin le plus abject, il ne peut qu’être encensé par le Système. Président du Conseil constitutionnel, il a toujours manoeuvré pour que le vote des Français dit identitaire ne puisse s’exprimer. Je suis girardien (au sens où je crois que Girard a raison dans la plupart des cas « étudiables avec ses théories ») mais n’ai aucune admiration particulière pour le mari de Babeth qui se prenait pour un champion du monde intouchable. Comme le disait Talleyrand, tout ce qui est excessif est insignifiant. Sachez que des millions de Français pensent la même chose mais ils savent que le système étant ce qu’il est, aucune critique de feu Robert ne peut éclore aujourd’hui.

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    2. De Ch. Orsini à Claude Julien : je ne comprends pas votre rapprochement entre l’admiration, sentiment qu’on a en effet envie de partager et la haine victimaire, à quoi vous dites que l’admiration « unanime » vous fait penser.
      Précision importante : cette admiration, les commentaires anonymes de gens célèbres en témoignent ici, n’est pas unanime.
      Et en ce qui concerne l’admiration, c’est un thème girardien ( la médiation externe) mais qui tient moins de place que celui de la rivalité ( médiations interne et double), vu que c’est notre violence qu’il faut arriver à penser d’une part, et que d’autre part, la médiation externe est condamnée par le processus mimétique, à évoluer vers la médiation interne, c’est à dire vers des situations conflictuelles, vers de la rivalité et de la violence.

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  6. Ce n’est pas l’admiration qui pose question, c’est lorsque cette admiration devient unanime (ou quasi), et que cette unanimité forcément mimétique qq part peut provoquer de l’hostilité ou pire lorsqu’elle n’est pas partagée.
    (Je ne poste pas en réponse car les réponses ne me sont pas signalées sur le mail, seuls les ‘like’ le sont, je ne sais pas pour vous).
    PS Qui sont les « anonymes célèbres » ici ? J’aime bien ce nouveau concept….

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  7. Cher Claude Julien, justement ce sont les anonymes pour cause de célébrité (nos lecteurs « identitaires » n’ont pas voulu dévoiler leur identité, voir plus haut). Le premier d’entre eux dément la fameuse unanimité autour de la mémoire de Robert Badinter. Il annonce comme un fait que quelque soit le talent de l’avocat, c’est un évêque qui a obtenu pour Patrick Henry un verdict de clémence. (En effet, ce criminel est aujourd’hui sorti de prison et finit sa vie dans un monastère.) Et il affirme : « pourquoi ne jamais évoquer cette histoire ? Parce que personne n’ose critiquer Badinter. » Je dis seulement ceci, qui relève du bon sens, : si l’on pouvait avoir la preuve que ce n’est pas l’avocat mais un homme d’Eglise qui a sauvé la tête de son client (cette preuve est bien sûr impossible à produire), ce ne serait pas une « critique » à l’encontre de l’avocat. Il a même été adroit de sa part de faire venir à la barre un évêque : quelle que soit l’importance relative d’un plaidoyer humaniste ou d’un plaidoyer chrétien contre la peine de mort, ce qui importe aux yeux des hommes de bonne foi et de bonne volonté, c’est que ce plaidoyer commun l’ait emporté sur les passions tristes et le désir de vengeance. Ch. Orsini

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  8. Chère Ch. Orsini, c’est vrai que je ne lis pas en général les commentaires anonymes. Admettons que nous ayons des contributeurs « identitaires » célèbres. Tout d’abord, une erreur factuelle : Patrick Henry est mort en décembre 2017, vous devez confondre avec un autre… Ensuite, et c’est là mon point : je pense que vous n’êtes jamais allée au stade voir un match de foot ? La versatilité de la foule (il y a deux foules bien sûr) selon qui a le ballon a qq chose d’angoissant. Et les meetings politiques (j’ai connu dans les années 80, par curiosité) : c’est la même chose selon que l’orateur se fait acclamer ou donne un nom à huer. En fait, je déteste la foule en général, mais comme j’aime bcp la musique live…..
    Je like à nouveau sans aimer spécialement votre commentaire mais pour que vous soyez (peut-être) avertie que j’ai posté cette réponse !

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  9. Merci de rectifier mon erreur, je confonds avec quelqu’un d’autre. Mais qui ??
    Par contre, je ne comprends pas du tout le lien que vous faites entre cette histoire (un criminel honni qui sauve sa tête parce que son avocat a su faire le procès de la peine de mort) et ces histoires de foules versatiles.

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  10. Merci, Claude Julien, j’ai retrouvé : c’est Jean-Claude Romand, le personnage, du livre d’Emmanuel Carrère « l’Adversaire », un homme qui a tué sa femme, ses enfants, ses parents et leur chien et failli tuer sa maîtresse : il a fait 26 ans de prison et, en sortant, a trouvé refuge dans une abbaye bénédictine pour y finir sa vie.

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  11. Dans mes commentaires, je ne fais pas de lien entre Patrick Henry et les foules versatiles. L’affaire Henry est un fait divers assez peu intéressant au fond, en tout cas bcp moins intéressant d’un point de vue girardien que les crimes motivés par la jalousie, comme l’affaire dite du ‘petit Grégory’ et l’affaire Flactif. Quant aux foules versatiles, c’est un thème totalement girardien. J’ai pris l’exemple de la versatilité instantanée qu’on peut voir dans les stades et les salles de meeting politique, mais j’aurais dû prendre « l’affaire Jésus ». Entre le Dimanche des Rameaux et sa condamnation par la foule, 4 jours ? Et c’est bien la même foule qui un jour acclame puis ensuite réclame la mort.

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  12. Abolition or not abolition

    Tuer pour punir d’avoir tué est un choix qui exprime sa propre incohérence.

    Comme tous les criminels, les meurtriers doivent être pardonnés, ils ne doivent pas être tués.

    Cependant, la nécessité de rendre la justice étant ce qu’elle est, et pour que soit exprimé et respecté l’interdit du meurtre, il importe que les meurtriers encourent la peine capitale, qu’au moins ils l’encourent.

    En effaçant la peine du mort du code pénal, nous avons aboli l’interdit du meurtre, nous nous sommes débarrassés de la parole biblique « tu ne tueras pas », nous n’avons pas aboli la peine de mort.

    En 1981, le nombre de condamnés exécutés tendait vers zéro. Cette loi n’a donc à peu près rien changé même si elle a épargné — tant mieux pour eux — la vie de quelques criminels.

    La soi-disant abolition nous donne désormais bonne conscience pour tuer.

    Car condamner à vie, cela ne revient-il pas à condamner à mort ? car l’IVG, l’euthanasie, les exécutions extra-judiciaires par drone ou bombe, ne sont-elles autant de peines de mort ?

    Nous avons aboli l’interdit du meurtre, pas la peine de mort. Nous la mettons en œuvre de plus belle, le cœur léger, depuis sa soi-disant abolition.

    Nous nous interdisons de tuer les pires criminels, pas de tuer les plus innocents des innocents.

    « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »

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