Le rire déconfiné

par Jean-Louis Salasc

Vous aimez rire, comme tout le monde ou presque. Cependant, lorsque vous entrez dans la quête philosophique séante à toute honnête personne, l’inquiétude vous saisit. Platon juge le rire indigne et le bannit de sa république idéale. Aristote le trouve laid. Les Latins y voient un instrument moralisateur (« Castigat ridendo mores »). Pour Hobbes, c’est un mouvement de vanité et de mépris, comme pour Baldassare Castiglione.

Descartes convient que le rire est une expression de joie, mais reste réservé, car la moquerie est teintée de haine. La tradition chrétienne ne vous réconfortera pas davantage, souvenez-vous du « Nom de la rose » ; et des comédiens enterrés de nuit, Molière en tête. Un cas isolé, Spinoza : « Le rire est le signe d’une puissance de l’âme et de son épanouissement » ; bravo Baruch.

Faible secours de la part des Lumières. Voltaire donne une définition sympathique du rire, mais sa pratique en est acerbe, sinon cruelle ; c’est une arme, le ridicule tue. Kant tourne autour du pot ; il décortique le mécanisme du comique (le « soudain anéantissement d’une attente »), pour se ranger finalement à une position néo-cartésienne : à consommer avec modération.

Au siècle suivant, le dossier s’assombrit encore. Stendhal dénonce la tristesse de son époque. Le comique est pour Baudelaire un « signe satanique ». Vous vous dites : « Il ne manquerait plus qu’un Schopenhauer ne s’occupe du sujet ». Justement, il s’en est occupé. Ce qui donne : « Le rire est une subsomption, c’est tout ». Le nom officiel de cette conception est la Théorie de l’incongruité. Herbert Spencer nous l’explique : « L’âme occupée à de grandes choses se retrouve soudain face à des petites ». Traduction moins fleurie : le rire nous mène à la bassesse et la grossièreté.

Nietzsche fait du rire l’apanage des Dieux et des surhommes ; tant mieux pour eux. Que nous reste-t-il à faire ? Consulter Freud ? Pour lui, le rire est un défoulement et une régression. Un dernier espoir avec Bergson peut-être, le philosophe de l’élan vital ? Il considère que le rire est provoqué par « du mécanique plaqué sur du vivant » ; autrement dit, le comique vient du spectacle de la perte d’humanité…

Après une telle revue, de Platon à Bergson, pas besoin de coronavirus pour que le rire nous reste en travers du gosier. Ou que honte et confusion ne nous envahissent si nous nous y abandonnons.

Mais la théorie mimétique ? Quel secours pouvons-nous en espérer ?

Je perçois tout de suite votre sentiment dubitatif. Vous vous remémorez quelques ouvrages : « La Violence et le Sacré », « Je vois Satan tomber comme l’éclair », « Sanglantes origines », « La Route antique des hommes pervers », « Celui par qui le scandale arrive », « Achever Clausewitz » (avec un champignon nucléaire en couverture, histoire que le lecteur ne s’égare pas dans des interprétations folâtres). Avec de pareils titres, vous sentez confusément que vos muscles zygomatiques ne sont pas menacés de claquage. D’ailleurs, René Girard n’a pas abordé directement le sujet, sauf un bref essai compilé dans « La Voix méconnue du réel », essai plutôt périphérique dans sa production.

Et pourtant.

Mimétisme : le rire est contagieux, il se propage ; difficile de ne pas rire quand vos voisins s’esclaffent. L’imitation, la parodie, la caricature sont de grands déclencheurs du rire. Le comique de répétition est une forme d’imitation.

Triangle mimétique : dans le système Girard, la naissance du désir est schématisée par un triangle ; ses trois sommets sont le médiateur, le sujet et l’objet. Le désir apparaît chez le sujet, parce que le médiateur lui désigne l’objet à désirer. Or le schéma du rire est aussi un triangle : le rieur, l’objet risible et celui qui désigne l’objet risible. Les figures classiques de qui désigne l’objet risible sont bien connues : le raconteur d’histoires drôles, le clown blanc, l’humoriste, le blagueur ; ce peut être simplement votre voisin qui se met à rire et déclenche par là le vôtre.

Rivalité mimétique : le triangle mimétique peut engendrer la rivalité entre le médiateur et le sujet appelé à désirer. De manière analogue, les joutes entre gens d’esprit sont une rivalité : c’est à celui qui « mettra les rieurs de son côté », qui ridiculisera son adversaire, qui sera donc son « bourreau ». Son bourreau ? Tiens, tiens ! Le rire aura-t-il à voir avec l’autre pôle de la pensée girardienne, le sacrifice du bouc émissaire ?

« Crise du degree » et indifférenciation : dans la théorie mimétique, la contagion des rivalités engendre les crises de la communauté. Ces rivalités font que tout le monde ressemble à tout le monde, l’indifférenciation règne, les hiérarchies se dissolvent. Girard reprend à Shakespeare le terme de « crise du degree », à la signification plus large que le terme français de « hiérarchie », trop spécialisé (la connotation recherchée est plutôt « l’ordre du monde »).  Et précisément, le rire se joue des hiérarchies, les renverse : le Fou devient roi l’espace d’un instant.

Bouc émissaire : les sociétés archaïques surmontent la crise par le sacrifice d’un bouc émissaire, le plus souvent un infirme (Œdipe le boiteux), un marginal, des jumeaux. Au Moyen Age, pour égayer le chaland, les foires exposent des estropiés, des nains et autres femmes à barbe : troublante similitude avec les critères de choix des boucs émissaires.

Retour à la paix après le sacrifice : dans les sociétés modernes, le rite sacrificiel reste présent sous une forme atténué, la fête ; Caillois l’a écrit avant Girard. La fête peut-elle se passer du rire ? Le rire soulage, procure du bien-être, il engendre un moment de communion au sein du groupe. Tout comme la paix retrouvée après le lynchage du bouc émissaire ?

Sacralisation : le rire, à l’instar du  bouc émissaire, possède cet étrange statut d’apparaître à la fois maléfique et bénéfique ; la litanie des avis de nos philosophes en témoigne : accomplissement de l’âme pour l’un, signe démoniaque pour l’autre. Cette dualité engendre le sacré selon René Girard.

Le bilan de cette revue ? Vous constatez que le rire a un lien avec chacun des concepts clefs de la théorie mimétique. Je suis sans hostilité particulière à l’égard des coïncidences, mais là, ça fait tout de même beaucoup. Hercule Poirot serait extrêmement contrarié d’un tel excès d’indices.

Il s’agirait maintenant de mettre tout cela en ordre et de préciser comment le rire s’intègre dans la théorie mimétique. Après tout, elle est une anthropologie ; rien d’étonnant à ce qu’elle rende compte du phénomène éminemment humain qu’est le rire. Il serait même heureux qu’elle explique pourquoi les philosophes en ont eu des visions si souvent défavorables, au rebours de l’intuition courante.

Sans exagérer son ampleur, vous concevez que ce programme de travail excède les dimensions attendues des billets de ce blogue (libre de droits d’accès qui plus est). Nous laissons donc au lecteur l’immense plaisir de s’y consacrer lui-même.

 Livrons-nous tout de même à une petite étude de cas.

Soit l’un des principaux détonateurs du rire : un personnage affichant une « prétention au contrôle » (Bergson) est brusquement victime d’une occurrence des plus terre-à-terre.  C’est le pontife qui glisse sur une peau de banane, le dandy pris par le hoquet, le bobo dont la trottinette emplafonne un abribus… Comme dirait Schopenhauer, la subsomption est patente.

Le triangle mimétique se dessine aisément, c’est un classique : la personne « prétendant au contrôle » est à la fois le médiateur et l’objet désirable, puisqu’elle se propose elle-même comme modèle ; le sujet à qui s’adresse le médiateur est le spectateur, ce quidam quelconque présent à l’instant des faits.

L’incident survient ; voici notre triangle comique. Le rieur est le spectateur, la victime est le personnage se proposant comme exemple, et le « raconteur d’histoire » est la victime elle-même : par sa morgue initiale, elle a attiré l’attention sur elle. Elle cherchait à déclencher le désir mimétique du spectateur ; le rire de celui-ci est le signe que cette prétention est démasquée (terme fâcheux en ces temps de coronavirus, cependant le plus adéquat ici).

Quel enseignement tirer de cela? Pour le trouver, il nous faut passer par une des révélations majeures de René Girard : la circularité du désir.

Sujet désirant, médiateur, objet du désir ne sont pas des identités fixes ; ce sont des rôles qui tournent entre les individus engagés dans le triangle mimétique. Ignorer ou refuser cette circularité, c’est très précisément méconnaître son propre désir.

La leçon peut aussi s’appliquer au triangle comique. Les rôles y circulent tout autant.  La « prétention au contrôle » est pour notre personnage un moyen de marquer une supériorité sur les autres ; mépris qu’ils vont lui rendre en riant de sa mésaventure. Et voici maintenant les rieurs à leur tour dans le rôle de celui qui se sent supérieur : en grand danger donc de croire ce statut définitivement acquis pour eux. Sauf…

Sauf s’ils se souviennent de la circularité du triangle.

Comprendre la circularité dans le triangle comique, c’est accepter d’être soi-même risible. C’est  tout simplement l’humour, viatique souverain contre la vanité et l’esprit de domination. L’humour est la conscience de cette circularité que René Girard a mise en évidence dans le triangle mimétique, et que vous retrouvez dans le triangle comique.

Au passage, n’oublions pas que l’humour libère le rire de toute haine, mépris ou cruauté. Hobbes, Kant et Baudelaire peuvent désormais se marrer sereinement. Merci René Girard.

19 réflexions sur « Le rire déconfiné »

  1. Merci Jean-Louis pour cette excellente revue et l’analyse girardienne finale. Il existe plusieurs rires, comme tu le suggères toi-même, que l’on a peut-être tort de réunir sous un même vocable. Selon l’anthropologue John Steckley, auteur de White Lies about the Inuit, les Inuits utiliseraient 52 termes différents pour désigner la neige et la glace… De même, nous devrions distinguer entre le rire sardonique, le rire sarcastique, le rire ironique, le rire de simple gaieté, spontanée ou pas, le rire bon enfant, etc. Tous ces rires semblent ne différer que par degrés parce que nous les considérons du simple point de vue de leur visibilité extérieure. Or ce qui constitue la nature d’un rire ne tient pas à l’amplitude du mouvement des zygomatiques ou au volume sonore associé.

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  2. Rappelons-nous ici combien Michel Serres – disparu il y a tout juste un an – aimait à citer La Fontaine.

    Jeunes gens, apprenez à rire :
    Tout devient risible ici-bas,
    Ce n’est que farce et comédie,
    On ne peut quasi faire un pas
    Ni tourner le pied qu’on en rie.

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  3. Si le rire est le propre de l’homme, il n’est que le propos des philosophes. Comme le souligne justement Thierry, le rire est un nom générique pour décrire l’effet des muscles zygomatiques et, le cas échéant de quelques autres (par exemple quand on rit à gorge déployée), mais l’enjeu principal est bien ce qui le déclenche, initialement et mimétiquement. Où l’on retrouve les intentions quand on fait rire, délibérément ou à ses dépens.

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    1. Dans le chapitre VIII de la « Voix méconnue du réel », chapitre intitulé « Un équilibre périlleux, essai d’interprétation du comique », René Girard développe l’hypothèse que le rire est une expulsion, « le rire signifie que l’on doit se débarrasser de quelque chose ». C’est peut-être à ce passage que vous pensez.

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    2. Pour Thierry : les adjectifs ne sont-ils pas faits pour installer ces différences que tu soulignes si justement ? Entre le rire sardonique et le rire bon enfant, personne ne voit seulement une différence de degrés, c’est une différence de nature, au sens propre. Le premier met très mal à l’aise et repousse, le second met à l’aise et attire. Je ne pense pas, pour ma part, que nous puissions considérer un rire quel qu’il soit (sauf les rires enregistrés !) d’un point de vue « extérieur », nous y sommes sensibles émotionnellement. C’est un phénomène qui nous met directement en relation les uns avec les autres et je pense même du rire, qu’il peut, s’il est vraiment partagé, un fou-rire par exemple, nous faire tomber amoureux ou servir de point de départ à une amitié. Inversement, on se met à détester d’emblée quelqu’un dont le rire est « déplaisant » d’une manière ou d’une autre.
      Pour Bertrand, le texte de Girard à propos du rire, intitulé : Un équilibre périlleux. Essai d’interprétation du comique, se trouve dans « La voix méconnue du réel ».

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  4. Analyse très juste, qui rappelle le rire merveilleux de Girard, sa théorie du triangle de vaudeville et qui permet de comprendre la proximité littéraire de la comédie avec la tragédie, cette toute simplicité si énervante aux adeptes de l’esprit de sérieux auquel personne n’échappe en nos désirs de domination, ceux qui vont jusqu’à parfois par snobisme nous pousser à toutes les humiliations du ridicule de la geste sociale, cette organisation artificielle des hiérarchies de l’oppression :

    « Cependant la princesse de Luxembourg nous avait tendu la main et, de temps en temps, tout en causant avec la marquise, elle se détournait pour poser de doux regards sur ma grand’mère et sur moi, avec cet embryon de baiser qu’on ajoute au sourire quand celui-ci s’adresse à un bébé avec sa nounou. Même dans son désir de ne pas avoir l’air de siéger dans une sphère supérieure à la nôtre, elle avait sans doute mal calculé la distance, car, par une erreur de réglage, ses regards s’imprégnèrent d’une telle bonté que je vis approcher le moment où elle nous flatterait de la main comme deux bêtes sympathiques qui eussent passé la tête vers elle, à travers un grillage, au Jardin d’Acclimatation. Aussitôt du reste cette idée d’animaux et de Bois de Boulogne prit plus de consistance pour moi. C’était l’heure où la digue est parcourue par des marchands ambulants et criards qui vendent des gâteaux, des bonbons, des petits pains. Ne sachant que faire pour nous témoigner sa bienveillance, la princesse arrêta le premier qui passa ; il n’avait plus qu’un pain de seigle, du genre de ceux qu’on jette aux canards. La princesse le prit et me dit : « C’est pour votre grand’mère. » Pourtant, ce fut à moi qu’elle le tendit, en me disant avec un fin sourire : « Vous le lui donnerez vous-même », pensant qu’ainsi mon plaisir serait plus complet s’il n’y avait pas d’intermédiaires entre moi et les animaux. D’autres marchands s’approchèrent, elle remplit mes poches de tout ce qu’ils avaient, de paquets tout ficelés, de plaisirs, de babas et de sucres d’orge. Elle me dit : « Vous en mangerez et vous en ferez manger aussi à votre grand’mère » et elle fit payer les marchands par le petit nègre habillé en satin rouge qui la suivait partout et qui faisait l’émerveillement de la plage. Puis elle dit adieu à Mme de Villeparisis et nous tendit la main avec l’intention de nous traiter de la même manière que son amie, en intimes, et de se mettre à notre portée. Mais cette fois, elle plaça sans doute notre niveau un peu moins bas dans l’échelle des êtres, car son égalité avec nous fut signifiée par la princesse à ma grand’mère au moyen de ce tendre et maternel sourire qu’on adresse à un gamin quand on lui dit au revoir comme à une grande personne. Par un merveilleux progrès de l’évolution, ma grand’mère n’était plus un canard ou une antilope, mais déjà ce que Mme Swann eût appelé un « baby ». »

    https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_%C3%80_la_recherche_du_temps_perdu_%C3%A9dition_1919_tome_4.djvu/125

    Merci de nous faire réfléchir à ce qui pourrait nous éviter de refaire du mythe à partir de la démystification girardienne et évangélique, même ici où, quand on commente deux textes avec une même réflexion similaire, on est censuré chez le puissant et publié chez le misérable, donnant à penser que, même chez ceux qui ont le courage de tenter ce difficile héritage, on reste en ce jardin ces animaux à qui les puissants donnent à travers le grillage de cette prison, le pain de leurs inquisitions.

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  5. Merci pour ce passage de La Recherche . Il a deux intérêts pour ce qui nous occupe : 1) le spectacle auquel nous fait assister le narrateur est indistinctement comique et tragique. 2) il illustre ce qu’on a appelé la « méchanceté » de Proust, à tort sans doute pour caractériser la personne mais non sans raison ici : voyez comment il se venge de ce moment qu’il a vécu comme un affront et comment un écrivain génial fait d’une pierre trois coups ; il analyse un rapport social, il décrit une scène d’humiliation pour le jeune snob qu’il a été, (nul doute que sa grand-mère, telle que nous la connaissons, ne s’est aperçue de rien) et il règle son compte à la Princesse, en la ridiculisant tout à fait. Notre rire, ici, n’est pas « bon enfant », il est « jaune » parce que la scène est pitoyable, ou « sarcastique », parce que nous adhérons à la « méchanceté » de Proust, il nous a rendu son personnage haïssable.

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    1. Ce passage de la Recherche illustre bien ce que Jean-Louis Salasc décrit, nous sommes tous confondus dans le ridicule des mouvements réciproques de la haine, le rire est autant provoqué par l’erreur de réglage de la Princesse que par ceux qui la subissent en leur désir d’appartenance mondaine, permettant au narrateur non pas d’exercer sa méchanceté, mais de prendre la bonne distance face au tableau observé.
      Prendre parti en jugeant le narrateur permet alors au lecteur de s’exonérer de cette démystification, le rire jaune ou sarcastique qui n’est plus l’humour qui s’applique au premier chef à soi-même, perd alors sa capacité de chasser le diable qui aveugle, excluant l’une ou l’autre, princesse ou narrateur, pour mieux retourner au mythe qui permettrait d’encore exercer sa domination illusoire sur la révélation romanesque.

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    2. Il me semblait que ma réponse à Mme Orsini avait été publiée ce matin, mais a disparu cet après-midi. Aurais-je vécu un songe ou commis un sacrilège ?
      J’y disais à peu près ceci :

      L’humour féroce de ce passage de la Recherche, décrivant la structure artificielle des hiérarchies mondaines, où la puissante donne à l’animal désirant son accession à l’éden illusoire de son élévation le pain de ses inquisitions, applique à tous sa démystification, prendre parti en jugeant le narrateur ou la princesse permet alors au lecteur de s’en exonérer, le rire jaune ou sarcastique qui n’est plus l’humour qui s’applique au premier chef à soi-même, perd alors sa capacité de chasser ce qui aveugle, excluant l’une ou l’autre, princesse ou narrateur, pour mieux retourner au mythe qui permettrait d’encore exercer sa domination illusoire sur la révélation romanesque.
      Mais c’était mieux tourné ce matin.

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